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Le professeur Mustapha Khiati membre de la plate-forme du 15 juin

«Cessons de jouer au monopole»

Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le professeur Khiati revient sur l’importance de faire converger toutes les initiatives de dialogue.

L’Expression : Que pensez-vous de ces consultations des acteurs de la société civile, des partis politiques et des personnalités nationales et est-ce que cette rencontre s’inscrit dans une logique qui rassemble tout le potentiel national visant une sortie de crise consensuelle ?
Mustapha Khiati : D’abord il faut savoir que cette dynamique est née suite à la rencontre du 15 juin dernier. Lors de cette rencontre, il y a eu la participation d’environ 80 associations, confédérations et syndicats qui ont travaillé ensemble pendant plusieurs semaines pour essayer de fédérer tous les points de vue sur une une vision durable pour solutionner la crise. Donc il y a eu des démarches et la rencontre du 6 juillet était une suite logique. Malheureusement, lors de la rencontre du 6 juillet, plusieurs personnalités nationales et partis politiques n’ont pas jugé utile de participer.

Peut-on savoir pourquoi il y a eu ce malentendu, est-ce un problème d’approches contradictoires ou de conceptions hétérogènes ?
Il faut dire que chaque parti a sa conception du problème et de la solution à la crise, donc on a profité du moment en rapport avec notre rencontre du 6 juillet à ce jour pour recontacter tous les partis politiques, les acteurs de la société civile et les personnalités nationales et on a discuté avec eux sur la base du document du 15 juin pour arriver à un consensus et aujourd’hui ils sont invités pour dire tout simplement que notre plate-forme a reçu l’accord et le soutien de l’ensemble des partis politiques, de personnalités nationales et la majorité des acteurs de la société civile. Et pour dire également, s’il y a une rencontre aujourd’hui ici, c’est pour que le débat ne soit pas un monopole pour n’importe quelle type de conception ou de démarche.

Que voulez-vous dire par monopole ? Est-ce que cela signifie que votre plate-forme se veut comme un prolongement des alternatives qui sont proposées par d’autres forces politiques et d’autres dynamiques qui aspirent au règlement de la crise institutionnelle du pays ?
Nous voulons que la démarche soit le prolongement des efforts qui se joignent au niveau national. Parce que nous sommes dans une phase critique et sensible de notre pays, on ne doit pas jouer le jeu de monopole, on doit laisser toutes les initiatives se développer et celle qui peut apporter le consensus est la bienvenue. Maintenant, s’il faut mettre plusieurs démarches à la fois, tant mieux, l’essentiel est qu’il faut qu’il y ait le consensus autour desdites démarches et qu’il faut arriver au bon port.

Est-ce que vous êtes d’accord avec les autres initiatives et les démarches qui plaident pour une solution et une issue qui résident dans le préalable de l’élection présidentielle ?
Le problème est là, c’est que pendant 57 ans on a raconté n’importe quoi, aujourd’hui il y a une rupture de contrat de confiance entre les gouvernés et les gouvernants. Il faut surmonter cet écueil, pour ça il faut des préalables, parmi les préalables il y a les quatre points énoncés dans notre plate-forme, c’est-à-dire qu’on ne peut pas aller d’une manière précipitée à des élections, bien qu’on considère que les élections constituent une étape cruciale pour le pays, mais il y a aussi des préalables et d’autres questions essentielles à régler. Les préalables sont connus aujourd’hui, il s’agit de montrer la bonne foi à travers des mesures d’apaisement, surtout pour que l’expérience précédente ne soit pas rééditée. Pour ainsi dire, le dialogue doit se faire de telle sorte que l’expérience de Bensalah et de Ouyahia et les fameuses consultations du temps du président démissionnaire ne se reproduisent pas.
Pour résumer la situation, nous voulons que les choses s’améliorent en faveur du peuple et des revendications soulevées au sein du Hirak. Donc, il faut trouver une solution qui sera admise par tout le monde. Certes, il faut aller le plus rapidement possible vers des élections, il n’y a pas de doute là-dessus, les élections sont plus importantes dans la perspective de dépassement de la situation d’impasse politique qui caractérise aujourd’hui le pays.
Mais les élections ne se feront pas avec un système qui a fait promouvoir la fraude et les symboles de la corruption.

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