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Le conseil consultatif du panel installé hier

Chronique d’une journée particulière

L’instance va travailler en intime relation avec le conseil consultatif pour la rédaction d’une charte d’éthique et d’honneur.

Les membres de l’Instance nationale de dialogue et de médiation attendaientt le moment fatidique d’annoncer l’installation de son conseil consultatif, genre un comité de sages pour aborder l’entame d’un processus de dialogue inclusif pour jeter les bases d’une issue à la crise qui guette le pays depuis plusieurs mois maintenant.
Personne ne s’attendait à ce que des jeunes étudiants fassent irruption dans la salle qui réunissait les panélistes et les personnalités concernées par le nouveau conseil consultatif de l’instance.
Le brouhaha et des cris fusaient dans la salle pour dire à tous ceux qui voulaient entendre que «le dialogue et la médiation avec les syndicats et les organisations estudiantines de l’ancien système ne doivent pas être recyclés et impliqués dans le processus du changement entamé et revendiqué par la rue à travers le Mouvement populaire du 22 février», ont déclaré les étudiants qui sont venus en force pour afficher leur refus à un «simulacre» de dialogue avec l’Union générale des étudiants libres (Ugel), une organisation proche et qui a des accointances avec la formation islamiste du Mouvement de la société pour la paix (MSP).
Pour ainsi dire, le dialogue et la médiation ont commencé de facto dans la salle qui a abrité l’événement, mais avec le groupe des étudiants qui voulaient marquer leur présence symbolique pour dire et exprimer leur version de sortie de crise et les préalables qui corroborent la démarche en question.
Au moment où l’Instance de dialogue et de médiation s’est attelée à engager le premier pas concernant l’installation de son conseil consultatif la scène commençait à tourner en une protestation et en une grogne dont ses acteurs sont des jeunes étudiants qui clamaient en synchronie «pas de dialogue avec les syndicats de la bande», allusion faite à l’Ugel qui est connue par eux comme organisation inféodée au système de Bouteflika honni par le peuple.
Cette goutte a failli saborder la tâche de l’instance si ce n’est la perspicacité de certains membres présents qui ont joué la carte de la compréhension et du sens de discernement en octroyant la parole aux jeunes étudiants qui avaient peur de la finalité de ce dialogue où la présence de l’Ugel faisait grand défaut.
Tout compte fait, l’instance à installé son conseil consultatif, la liste a concerné 41 personnalités qui constituent des horizons multiples que ce soit des académiciens, des artistes, universitaires ou des anciens ministres. Ladite liste contient même des personnalités scientifiques émanant du monde médical comme c’est le cas pour le professeur Rachid Djenane et le docteur Abderrahmane Ayadi. On peut constater aussi la présence de l’ancien condamné à mort Mustapha Boudina et l’ex-ministre et ambassadeur Kamel Bouchama, l’ex-ministre Aziz Derouaz, Mouldi Aissaoui, Abdelaziz Khellaf, Saïda Neghza et Abdelhafid Mellat le nouveau secrétaire général de l’Ugta.
Lors de l’annonce de la liste des membres du conseil consultatif de l’Instance de dialogue et de médiation, le coordinateur Karim Younès avait adressé un message de remerciements aux personnalités qui ont accepté de figurer dans ledit conseil en rappelant la mission de ce dernier qui consiste en «le travail avec dévouement et désintéressement pour trouver une sortie consensuelle à la crise avec toutes les forces vives du pays », a-t-il souligné.
Cette sortie de crise est étroitement liée à la feuille de route qui a trait à l’élection présidentielle, selon l’ex-président de l’Assemblée populaire nationale. Mais « le conseil consultatif fera de son mieux pour que cet objectif soit caractérisé par la transparence et l’honnêteté», selon Karim Younès.
Karim Younès est revenu sur la nécessité de créer un climat de confiance en «créant des conditions favorables à un vrai dialogue inclusif, et cela ne peut se faire sans qu’il y ait une volonté sérieuse de la part des responsables actuels quant aux garanties pour réussir le dialogue en favorisant une situation qui apportera des mesures d’apaisement comme réponses qui pourront participer dans la réalisation de la médiation et le dialogue inclusif», a-t-il mentionné.
La priorité de l’instance et son conseil consultatif nouvellement créé se résumera dans le travail et la concertation avec tous les acteurs de la scène politique et de la société civile et les personnalités nationales dans la perspective d’élaborer une plate-forme commune et la plus large possible. Les concertations auront pour objectif d’asseoir la légitimité sur les institutions de l’Etat selon les critères de la démocratie participative. Karim Younès avait rappelé à l’assistance que l’instance nationale de dialogue et de médiation «ne dispose pas d’une plate-forme ou d’une feuille de route précise. Elle prend en considération toutes les propositions, les plats-formes et les feuilles de route dans le but d’enrichir le débat dans l’objectif d’élaborer une approche émanant de tous les acteurs de la classe politique, la société civile et des personnalités nationales», et d’ajouter «ces propositions et la multitude d’initiatives et d’approches seront la source de dialogue et aussi la quintessence de la plate-forme élargie qui sera remise sous forme de recommandations aux tenants du pouvoir», a précisé le coordinateur de l’Instance nationale de dialogue et de médiation.
L’instance va travailler en intime relation avec le conseil consultatif pour la rédaction d’une charte d’éthique et d’honneur où il sera mentionné «l’engagement des candidats à l’élection présidentielle de respecter les recommandations de la conférence nationale qui sera initiée et parrainée par les membres de l’Instance de dialogue et de médiation», a insisté Karim Younès.
Le président de la commission de l’Instance nationale de dialogue et de médiation, Ammar Belhimer a rappelé que le dialogue et la médiation vont s’arc-bouter sur l’objectif essentiel qui est la réalisation de la feuille de route qui a trait à «l’application de l’article 102 comme moyen constitutionnel pour préserver les institutions de l’Etat et de sa continuité», et d’ajouter «le reste des propositions et des initiatives qui s’inscrivent dans le sillage de juguler la crise et mettre en branle un nouveau processus dans la perspective de déblocage de la situation et le dépassement de l’impasse sont les bienvenues et acceptées».
Ammar Belhimer avait fait aussi allusion au départ du gouvernement de Bedoui comme signe d’apaisement et aussi un élément qui permettra de s’atteler aux priorités exigées par la situation politique grave que vit le pays et qui nécessitent des mesures urgentes en la matière.
Belhimer a insinué aussi aux démarches qui demandent et qui stipulent le départ du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah en justifiant son rejet à ses demandes et démarches en indiquant que «la demande qui consiste à exiger la démission du chef de l’Etat intérimaire, Abdelkader Bensalah, n’est pas logique, parce que cela pourrait entraîner l’Etat et le pays dans un vide constitutionnel, sa présence en sa qualité de président par intérim est exigée par les articles de la Constitutions qui stipulent et prévoient cette situation, à savoir l’article 102 qui protége le pays et l’Etat de l’effondrement politique en tant que entité », a rétorqué Ammar Belhimer.
La situation n’est pas du tout reluisante, le contexte politique est gravissime, ses retombées économiques et sociales risquent d’être néfastes sur la cohésion sociale et la stabilité des instituions de l’Etat.
Le dialogue et la médiation pourraient en être des voies et moyens qui aideront l’Etat et la société à sortir de la spirale de la crise, mais le dialogue doit être balisé et la médiation doit être aussi élargie aux forces les plus représentatives de la société civile et organisations syndicales et Mouvement populaire pour donner plus de sens à cette vertu de dialogue et aussi les possibilités d’une sortie salvatrice à la crise et de parachèvement de l’édifice institutionnel.

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