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Alors que la Tunisie inaugure son premier centre de formation en oléiculture

L’Algérie regarde brûler ses oliviers

Le centre, qui est le premier en son genre dans le sud de la Méditerranée, met à la disposition des intéressés une gamme de formations relatives à l’oléiculture.

La filière oléicole tunisienne poursuit son développement loin devant les autres pays sud-méditerranéens dont l’Algérie. Récemment, notre voisin de l’Est inaugure un joyau en matière de formation. La Tunisie compte ainsi le premier centre de formation de l’ONH. Il sera inauguré ce lundi 23 septembre 2019. Ce grand pas franchi par nos frères tunisiens a, par ailleurs, été rendu possible grâce à l’apport de l’OIC (Conseil oléicole international) ainsi que l’université de Jaén, Ciheam De Bari, ainsi que l’institution de la recherche et de l’enseignement supérieur agricole (Iresa). Le centre, qui est le premier en son genre dans le sud de la Méditerranée, met à la disposition des intéressés une gamme de formations relative à l’oléiculture. En cette fin de mois de septembre, un workshop sur l’harmonisation des panels est attendu. Ces ateliers sont destinés aux dégustateurs et chefs de panels agréés par le Conseil oléicole international. Ces formations visent, selon les responsables du centre à discuter du rapport du test d’inter-comparaison organisé par l’ONH au mois de juillet 2019, la bonne application de la méthode d’évaluation sensorielle de l’huile d’olive vierge selon la norme du Conseil oléicole international, la dégustation de plusieurs échantillons d’huile d’olive et la comparaison des résultats de perception et de la nature des attributs entre les panels et l’amélioration de la compétence. Durant les mois qui suivront, plusieurs formations et ateliers seront prodigués à d’autres catégories exerçant dans la filière oléicole. Fidèle à sa vocation, notre voisin met à profit ce centre pour promouvoir l’industrie touristique. Des formations sur le tourisme oléicole seront prodiguées aux acteurs des deux filières touristique et oléicole, ce qui est loin d’être le cas dans notre pays qui reste encore au stade archaïque dans la gestion de ces filières. à noter par ailleurs que le développement de la filière dans notre pays est tributaire de ce genre d’initiatives visant à améliorer la production et ainsi la productivité en quantité et en qualité. Dans notre pays, on continue hélas à faire gérer les filières par l’administration. Après plusieurs décennies d’efforts consentis, l’huile d’olive algérienne peine à se faire une place dans les circuits commerciaux internationaux. Malgré quelques initiatives individuelles, ce noble produit demeure encore inexploité dans la machine économique nationale. Pis encore, l’huile d’olive de Kabylie traîne derrière les autres variétés au niveau national. L’huile d’olive locale continue d’être commercialisée dans des conditions déplorables. Des bidons de cinq litres et des emballages rejetés par d’autres industries sont utilisés comme bouteilles de vente d’huile d’olive. Sur les marchés, il n’y a aucun contrôle sérieux sur les normes appliquées dans la commercialisation, comme le taux d’acidité. En tout état de cause, la filière oléicole en Algérie est très loin d’atteindre le niveau de ses pairs en Tunisie et au Maroc. Dans notre pays, les administrateurs continuent d’occuper la place des vraies compétences disponibles, pour tant dans ce domaine.

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