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La rencontre de concertation de la société civile reportée

La colère «politicienne» des initiateurs

Certains sont dans une logique de «duel», alors que le pays n’en a vraiment pas besoin.

La rencontre de concertation de la société civile a été reportée pour le 24 août prochain. Cette rencontre qui a été préparée par les protagonistes du mouvement associatif et syndical en faisant la jonction avec les partis politiques de l’opposition et les personnalités politiques mise sur la réussite de la démarche qui promeut un dialogue inclusif. Ce report appelle quelques interrogations, ou encore, suscite des grincements de dents de la part des initiateurs de la conférence qui veulent donner un caractère politicien à la fixation par les services de la wilaya d’Alger de la date du 24 août. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Les organisateurs ont exprimé leur «consternation» et «leur amertume» à l’égard de l’administration, arguant que «ces pratiques ont contribué dans le verrouillage du champ politique et associatif». Sauf que ces sorties enflammées n’ont pas, il faut bien le reconnaître, leur place dans le contexte de l’heure, puisque la conférence a bel et bien été autorisée par la wilaya et fixée pour la semaine prochaine. Il ne s’agit pas de tourner autour du pot et affirmer que la «colère» feinte des initiateurs de la conférence à ses sous-entendus, à savoir que l’administration a voulu laisser la journée du 17 août au panel qui devrait installer son «comité des sages». De fait, les réactions disproportionnées de certains responsables d’organisations de la société civile, trahissent une volonté de vouloir faire concurrence à l’action de l’Instance nationale de dialogue et de médiation. En organisant les deux événements le même jour, il y a comme désir de «duel», alors que le pays n’en a vraiment pas besoin. Cette posture est à peine voilée dans les propos de la Laadh qui a souligné dans un communiqué qu’«au moment où le pouvoir fait la promotion de son offre de dialogue, la réalité est tout autre, elle contraste avec le verrouillage du débat public, des médias, du dialogue dans la société». L’allusion est cachée, mais tout de même très facile à deviner. Et la même Ligue accuse le pouvoir d’être «tenté par le coup de force pour faire passer sa feuille de route, ça se précise de jour en jour», occultant le travail qu’accomplissent les personnalités, les accusant indirectement d’être à la solde du pouvoir. Ce qui n’est pas très élégant, faut-il le souligner. Dans le même sillage, le vice-président de la Ligue de défense des droits de l’homme a précisé que «le pouvoir montre sa volonté réelle quant à l’ouverture des espaces publics et le respect des libertés démocratiques», évitant de faire la différence entre un report à date fixée et une interdiction pure et simple.Il faut rappeler que la demande de l’autorisation a été déposée par le Syndicat des praticiens de la santé publique (Snpsp). C’est dire que la démarche a été prise par l’une des organisations des syndicats autonomes qui s’inscrivent sous la bannière de la confédération des syndicats algériens (CSA) connue par sa représentativité au sein de l’espace syndical et au sein du front social. Le président du RAJ, Abdelwahab Fersaoui qui fait partie de cette dynamique de la société civile pour la concertation et le dialogue a cru lire dans les intentions de la wilaya et sans évoquer l’installation du «comité des sages» du panel, a qualifié ce report de «refus qui ne dit pas son nom». Cela lui suffit pour y voir «un autre indice de l’entêtement de ce pouvoir machiavélique qui ne se soucie que de son maintien», fermant toute possibilité de considérer le panel comme un acteur du dialogue national. Ainsi, il s’est dit représentant de «la volonté populaire» en estimant que le pouvoir tente «d’étouffer, de neutraliser». Un simple report de date de réunion est synonyme, pour lui de volonté «de diviser et de casser ce mouvement qui a suscité l’admiration du monde entier et qui a surpris ce pouvoir despotique». Pour la démocratie, il faut repasser.

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