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Le ministre de l’Intérieur a reçu les représentants des retraités et les radiés de l’ANP

Les prémices d’un dégel

Les mesures que semble prendre le ministère de l’Intérieur visent à absorber la colère sociale et les protestations qui se manifestent partout dans le pays.

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Salaheddine Dahmoune a reçu, hier, le collectif des retraités et les radiés de l’Armée nationale populaire. La rencontre se voulait comme un geste dont l’objectif était d’aborder les questions en suspens qui touchent cette catégorie qui ne cesse de recourir à des manifestations et des protestations dans la rue pour faire entendre sa cause.
Cette rencontre vient après la dernière manifestation des retraités et les radiés de l’ANP où Alger a été paralysée par le renforcement des barrages de la Gendarmerie nationale en provocant un bouchon et une congestion «historique» asphyxiant ainsi les accès vers la capitale.
Le ministre Salaheddine Dahmoune a rappelé que les autorités publiques sont disponibles pour écouter et prendre en charge les doléances des retraités et les radiés de l’Armée nationale populaire. Le ministre de l’Intérieur a, en outre souligné que «l’Etat donne beaucoup d’importance à cette catégorie qui a tant donné au pays», a-t-il souligné.
Dahmoune a indiqué que «nous allons travailler dans le sens où toutes les revendications des retraités et les radiés de l’armée seront satisfaites. L’important c’est de jeter les bases d’un dialogue constructif et concret», a-t-il précisé.
Les mesures que semble prendre le ministère de l’Intérieur visent à absorber la colère sociale et les protestations qui se manifestent partout dans le pays, surtout avec l’approche de la rentrée sociale qui s’annonce très chaude cette fois-ci.
Le problème du statut des retraités et les radiés de l’ANP remonte à des années, la question a été gérée par un mépris indescriptible de la part des gouvernements successifs du président démissionnaire, Abdelaziz Bouteflika. L’affaire, depuis, a pris une tournure radicale allant jusqu’à occuper la rue et les places publiques de la capitale.
Malgré cette mobilisation massive des retraités et les radiés de l’ANP, le gouvernement de Ouyahia avait fait la sourde oreille croyant avec cette attitude de dédain et de mépris, tuer dans l’œuf ce mouvement de protestation légitime.
Depuis, l’affaire des retraités de l’armée n’a cessé de faire l’événement, même si le gouvernement voulait noyer le poisson dans l’eau en leur faisant croire que leur situation allait être revue de fond en comble.
C’est le contraire qui s’est produit, les revendications dans leur ensemble n’ont pas été satisfaites et le gouvernement n’a pas tenu ses promesses. Les prises de position des autorités publiques n’ont fait qu’attiser la situation des retraités de l’Armée nationale populaire, qui ont décidé d’aller jusqu’au bout de leur démarche en radicalisant le mouvement de protestation qui est devenu périodique.
L’occupation de la route avait provoqué un sérieux blocage de la circulation dans la capitale, les retombées se faisaient sentir, ce qui faisait dire que les autorités publiques ne voulaient pas en finir avec le dossier des retraités et les radiés de l’ANP. Pour ainsi dire, la balle était dans le camp des autorités publiques qui tergiversaient et qui ne voulaient pas juguler la problématique de cette catégorie qui s’est sacrifiée lors de la décennie rouge en étant aux avant-postes de la lutte contre le terrorisme.
La rencontre d’hier n’est que louable, mais il faut cette fois-ci aborder la question avec sérieux et résoudre une fois pour toutes le dossier des retraités et les radiés de l’ANP.

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