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Des milliers de manifestants hier

Tizi Ouzou fidèle au rendez-vous

Les manifestants ont commencé à affluer par dizaines, puis par centaines, vers le portail du campus universitaire de Hasnaoua, de l’université Mouloud-Mammeri.

Des milliers de femmes et d’hommes ont pris part, hier, à la 27ème marche du vendredi, organisée dans la ville de Tizi Ouzou.
Les citoyens de la wilaya de Tizi Ouzou ont donc tenu à rester fidèles aux manifestations du vendredi visant à exiger un changement radical de régime politique dirigeant le pays et le départ de tous les symboles de l’ancien système, à commencer par le président de l’Etat Abdelkader Bensalah, le Premier ministre Noureddine Bedoui et toute son équipe gouvernementale.
Les manifestants ont commencé à affluer par dizaines, puis par centaines, vers le portail du campus universitaire de Hasnaoua, de l’université Mouloud-Mammeri. Une fois les milliers de manifestants s’étant rassemblés sur place, des carrés se sont formés presque spontanément, l’expérience aidant. Après quoi, la marche s’est ébranlée d’abord vers le boulevard Lamali-Ahmed qui longe le CHU Nedir-Mohamed. Tout au long de ce boulevard, la marche a été silencieuse pour ne pas importuner les malades qui se trouvent à l’hôpital. Une fois arrivés devant le carrefour des martyrs du printemps noir, les manifestants ont alors commencé à scander à gorges déployées tous les slogans qui sont devenus les leitmotivs de toutes les manifestations en cours en Algérie et à Tizi Ouzou, depuis six mois. «Système dégage», «Pas de présidentielle avec la bande», «Trouhou gaâ», «Yetnahaw gaâ», «Pas de dialogue avec les symboles de l’ancien régime» et «La souveraineté au peuple» sont autant de mots d’ordre que les milliers de manifestants n’ont cessé de scander jusqu’à leur arrivée au carrefour Matoub-Lounès, à la sortie Ouest de la ville des Genêts. D’autres slogans propres à la région dont ceux inhérents à l’identité amazighe ont été aussi entendus maintes fois tout au long de la marche. Ainsi, les manifestants, tout en exigeant la libération des détenus incarcérés pour avoir exhibé le drapeau amazigh lors des marches d’Alger, ont réaffirmé leur attachement à leur langue, culture et histoire berbères. «Mazalagh d’imazighen», «anwa wigui d’imazighen», «Ulac smah ulac», «Assa azzeka, tamazight thella» et tant d’autres mots d’ordre exprimant l’attachement profond des enfants de la région à leur identité, ont été transcrits sur les centaines de banderoles et autres pancartes déployées à la même occasion. Il y avait aussi, à côté de centaines d’emblèmes nationaux, le drapeau amazigh que les manifestants ne considèrent guère comme une atteinte à l’emblème national mais plutôt un signe qui symbolise la culture et la langue berbères, sans plus. Il faut préciser que la veille de la tenue de cette marche, c’est-à-dire jeudi dernier, des centaines de manifestants ont battu le pavé dans la ville de Tigzirt pour la quatrième fois consécutive, pour exiger la libération de Amar Acherfouche, manifestant arrêté et mis en prison après avoir exhibé le drapeau amazigh lors d’une marche du vendredi à Alger, ayant eu lieu au début du mois de juillet dernier. La marche de Tigzirt a eu lieu du cinéma Mizrana au tribunal. Des prises de parole ont eu lieu ainsi qu’un rassemblement devant le tribunal de la ville.

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