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L’offensive du 20 Août 1955 dans le Nord-Constantinois

Une insurrection qui a fait date

Il s’agit là d’une prouesse stratégique des combattants de la Wilaya II historique qui ont su porter l’insurrection dans les fiefs du colonialisme à travers ses colons et son administration.

L’offensive du 20 Août 1955 du Nord-Constantinois a marqué le cours de la révolution algérienne et du Mouvement national dans son ensemble. Cette date commémorative rappelle que la lutte pour le recouvrement de la souveraineté nationale était très rude et elle a connu des trajectoires des plus douloureuses et tragiques. Les meneurs de cette offensive savaient ce qu’ils faisaient, le choix de la date et du lieu n’était pas un fait du hasard, c’était une exigence qui répondait à un contexte très sensible, celui où la révolution de Novembre 1954 subissait des frappes et des coups de l’administration militaire coloniale dans les Aurès, la Kabylie et d’autres régions limitrophes qui se sont soulevées les armes à la main contre l’occupant et ses succédanés. L’offensive du Nord-Constantinois s’inscrivait dans cette logique qui consistait à desserrer l’étau sur les frères de combat dans ces zones sus-citées. Il s’agit là d’une prouesse stratégique des combattants de la Wilaya II historique qui ont su porter l’insurrection dans les fiefs du colonialisme à travers ses colons et son administration. C’est dire qu’il s’agit d’une insurrection dans l’insurrection. Le mérite de l’offensive du Nord-Constantinois réside dans le choix de la méthode de guérilla urbaine pour amener l’ennemi à réagir et du coup l’enrôler dans la guerre en bonne et due forme. Cette démarche courageuse et ingénieuse a été mise en branle par l’inénarrable Zighoud Youcef, l’adjoint du chef de la Wilaya II, Didouche Mourad, tombé au champ d’honneur le 18 janvier 1955 Il faut se mettre dans le contexte de l’époque pour comprendre les tenants et les aboutissants de l’offensive du Nord-Constantinois et ses motivations. Les historiens, ceux qui ont fait de l’impartialité et l’objectivité leur outil de recherche, considèrent l’offensive du Nord-Constantinois comme le prélude à l’internationalisation de la cause algérienne et pour que soit entendue sa voix tant bastonnée et brimée par la France coloniale qui faisait tout pour la réduire à des simples «événements».Donc, pour ainsi dire, l’offensive se voulait comme une réponse radicale et concrète quant aux visées et intentions de l’armée coloniale d’encercler et d’assiéger les combattants des Aurès et de la Kabylie dans la perspective d’étouffer dans l’œuf l’insurrection du 1er Novembre 1954 qui annonçait la rupture avec l’ordre établi et s’inscrivait dans un processus de libération et de recouvrement de l’indépendance nationale. La portée de l’offensive du Nord-Constantinois s’est manifestée par la furie de l’administration coloniale de sombrer dans la stratégie de la terre brûlée et les massacres méthodiques. Ce mode opératoire a permis à la révolution algérienne de se doter d’un instrument de propagande de fait pour se faire connaître et se faire reconnaître. Zighoud Youcef et ses acolytes ont su transformer l’insurrection de Novembre en révolution durant la période de la guerre de libération, grâce à son coup de maître, à savoir l’offensive qui a donné plus d’écho à la voix des combattants en armes pour libérer la patrie et le peuple qui croupissait dans les dédales de la sujétion, la domination et l’abrutissement colonial. C’est là où le génie de Zighoud Youcef s’est exprimé avec détermination et perspicacité. L’offensive se voulait un appel à la rescousse des frères qui combattaient et qui faisaient face à la machine de guerre coloniale.

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