Un traité international décrié contre la cybercriminalité soutenu par l'ONU
Les États membres de l'ONU ont lancé, hier, les dernières négociations pour finaliser un traité international de lutte contre la cybercriminalité, fustigé à la fois par les défenseurs des droits humains et les grandes entreprises de la tech. Cette future «Convention des Nations unies contre la cybercriminalité» est née d'une initiative de la Russie qui, en 2017, avait transmis au secrétaire général de l'ONU une lettre contenant un projet de traité dans ce domaine. Deux ans plus tard, malgré l'opposition, notamment, des États-Unis et des Européens, l'Assemblée générale des Nations unies créait un comité intergouvernemental chargé de la rédaction de ce traité. Après sept sessions de négociations, les critiques pleuvent sur le projet de texte qui doit être soumis à l'approbation des États membres à l'issue de cette ultime réunion de deux semaines à New York.