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LOGEMENT, CHÔMAGE, MANQUE D’EAU ET COUPURES D’ÉLECTRICITÉ

Les ingrédients de la révolte

Partout à travers le pays, les revendications restent les mêmes face à des conditions de vie de plus en plus difficiles.

Chômage, logement, conditions de vie, problèmes de transport et de l´eau, ce sont autant de réalités sociales amères qui continuent de perturber la vie des Algériens. Ils expriment ainsi leur malaise de différentes manières: émeutes, manifestations, grèves, voire parfois le suicide. La contestation ne se limite pas, maintenant, au logement mais concerne les conditions de vie les plus élémentaires. Il y a ce qu´on appelle les ingrédients de la révolte que sont le logement, le chômage, le manque d´eau et les coupures d´électricité. A commencer par l´eau qui est devenue aujourd´hui source de colère. Pas plus tard qu´avant-hier, le manque de cette ressource a provoqué l´ire des citoyens à Koléa, Bouira et Béjaïa. Ces derniers ont organisé des rassemblements pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de cette situation. Des routes principales ont été aussi bloquées à la circulation par les citoyens. Le manque d´infrastructures de soins, les coupures d´électricité, l´état déplorable des routes et la dégradation de leur environnement sont les autres maux qui rongent la population. Le logement alimente encore davantage la contestation sociale. Des troubles sont régulièrement constatés après chaque opération de relogement des familles habitant dans des bidonvilles. La distribution des logements provoque souvent de violentes émeutes dans différentes wilayas, notamment au niveau de la capitale. A Baraki, une commune située au sud-est d´Alger ou encore au quartier Diar El Kef, commune de Bab El Oued, l´on assiste pratiquement au même scénario. Leurs habitants, non concernés par cette opération, ont investi la rue pour demander leur relogement. De violents affrontements avaient eu lieu entre les habitants de ce quartier et les forces de l´ordre.
A l´aide de pneus brûlés, de blocs en béton et autres objets hétéroclites, les émeutiers ont carrément fermé la route principale de Triolet, menant de Chevalley vers Bab El Oued. Selon les affirmations des habitants de ce quartier, une dizaine de protestataires ont été arrêtés par les services de l´ordre dépêchés en renfort sur les lieux. Selon leurs déclarations, «la colère des habitants du quartier a commencé depuis samedi dernier lorsque les autorités locales ont décidé de transférer les familles du même quartier vers Chevalley avec la promesse de relogement». Cependant, cette promesse n´a pas été tenue. Des troubles étaient également signalés à Bordj El Bahri à Alger, où les habitants de la commune se sont révoltés, il y a quelques jours, après l´expulsion de quatre familles de cette commune, exclus de l´opération de relogement.
Les familles, qui mettaient même leur vie en danger en affrontant les agents de l´ordre, ont bloqué la circulation. Il faut dire que les gens aujourd´hui, n´hésitent plus à recourir à la manifestation pour exprimer leur ras-le-bol. Et parfois, les émeutes prennent la forme la plus extrême dans certaines wilayas comme à Ouargla. Un groupe de jeunes lourdement frappés par le chômage a manifesté pour réclamer le droit à l´embauche et a même menacé d´organiser un suicide collectif. Armés de couteaux et de cordes, ces jeunes ont investi le bâtiment de la Direction régionale de l´emploi brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait y lire: «Le travail ou la mort», rapporte le quotidien arabophone Echourouk. L´un d´entre eux avait déjà tenté de se suicider, il y a quelques jours, devant cette même Direction. Ces jeunes se sentent toujours lésés en dénonçant le fait que les grandes entreprises font appel qu´à une main-d´oeuvre étrangère à la région. L´on signale dans ce sens que les chômeurs célibataires sont en tête de liste des 203 personnes qui se sont suicidées en 2009, représentant 66,50% des cas.
C´est dire que partout à travers le pays, les revendications restent les mêmes face à des conditions de vie de plus en plus difficiles. Et de l´autre côté, le gouvernement tente de contenir cette révolte à travers les promesses auxquelles le citoyen ne croit plus aujourd´hui, la réalité du terrain étant tout autre.

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