Douleur née du sale comportement…
Durant l'audience du lundi, un silence de mosquée, un vendredi midi trente, s'instaura. Le magistrat feuilletait le dossier, et avait un oeil sur la victime catastrophée comme jamais elle n'avait été. Elle devait ressentir une douleur atroce. Ce n'était pas une douleur normale, non! C'était une douleur née à la suite du sale comportement du mari qui n'a jamais pris en considération les années de vie commune, de privations, de faim, de joie aussi, même si elles ne sont pas nombreuses et de scènes de ménage à ne pas en finir. Le juge lui tint ce mini discours en guise de remontrances: «Voilà où vous en êtes à votre âge! Quand est - ce que vous allez vous arrêter de battre votre épouse? Allez-vous comprendre une bonne fois pour toutes, qu'il est défendu de battre autrui, encore moins, votre dame!
- vous me demandez quand est- ce que vais- je arrêter de la frapperr? Je ne l'ai jamais battue. Ce n'est pas vrai. Je ne l'ai jamais agressée. Elle ment... car elle...
- Oh là, on ne dit jamais de sa femme, quu'elle ment: mais dites plutôt calmement qu'elle ne dit pas la vérité. C'est compris? Et les coups reçus? Et la présence du certificat médical? Allons, allons, reconnaissez votre fâcheux mauvais geste, cela vaut mieux pour vous! Vous pouvez même demander à votre femme, il n'y a aucune honte à le faire! Le tribunal peut prendre en considération votre honorable geste, et peut, par là, même, aller au-delà, de larges circonstances atténuantes.
- Mme la présidente, je ne vois pas de mal à «redresser» sa femme... Et...
-- Oh làà! Vous voilà instructeur en matière de «correction» d'un dame mal «élevée». Merci pour bonne volonté mais le tribunal attendait autre chose. Mais, enfin...» conclut la juge, qui en avait pour sa curiosité. Elle a tout de même réussi à faire passer le message autour d'elle, et décide de l'examen du dossier pour la semaine à venir.