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Après la rupture des négociations avec les talibans

Le Congrès américain convoque l’émissaire des Etats-Unis

La Chambre des représentants américaine a convoqué jeudi l’émissaire des Etats-Unis pour l’Afghanistan, Zalmay Khalilzad, pour qu’il vienne détailler son «plan de paix» et expliquer comment il a «déraillé» avec la rupture, par Donald Trump, des négociations avec les talibans.»Pendant des mois, nous n’avons pas été en mesure d’obtenir des réponses sur le plan de paix pour l’Afghanistan, et maintenant le président dit que le plan est mort et enterré. Nous avons besoin d’entendre directement l’émissaire de l’administration pour l’Afghanistan pour comprendre comment ce processus a déraillé», a déclaré le président de la commission des Affaires étrangères, le démocrate Eliot Engel, dans un communiqué. Il a donc formellement «cité à comparaître» le négociateur américain pour le 19 septembre, lors d’une audition publique. Zalmay Khalilzad est légalement tenu de se rendre à cette convocation. L’élu démocrate explique en être arrivé là car le département d’Etat a rejeté selon lui, à trois reprises au moins ces derniers mois les demandes d’audition du diplomate, qui négociait depuis un an un accord avec les talibans. Il avait menacé de le citer à comparaître juste avant que le président Trump n’annonce ,hier, avoir mis fin aux négociations avec les insurgés, en raison d’un nouvel attentat meurtrier qui a tué notamment un soldat américain à Kaboul. Le milliardaire républicain a, par la même occasion, annulé un sommet secret avec les talibans prévu, selon lui, le lendemain à Camp David, la prestigieuse résidence secondaire des présidents américains. Zalmay Khalilzad, qui est de retour à Washington, ne s’est pas exprimé depuis lors. Et même pendant le processus de négociations, il n’avait dévoilé que peu de détails de «l’accord de principe» qu’il affirmait avoir conclu avec les talibans. Celui-ci devait permettre un retrait progressif des soldats américains, en échange de garanties de sécurité, d’une «réduction de la violence» et de l’ouverture de négociations directes entre les talibans et le gouvernement de Kaboul. «Plus de 2.000 soldats américains sont morts en Afghanistan et j’en ai assez de cette administration qui laisse le Congrès et les Américains dans l’ignorance au sujet du processus de paix et sur ses intentions pour mettre fin à cette longue guerre» vieille de 18 ans, a protesté Eliot Engel. Alors que le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo ,a laissé dimanche dernier la porte ouverte à une reprise des négociations, Donald Trump a lui, assuré cette semaine à plusieurs reprises, qu’elles étaient terminées «pour de bon».

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