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Echec de la professionnalisation du football algérien

Tout le monde est fautif

L’absence du contrôle et des tenues comptables vis-à-vis des clubs, a participé grandement à l’échec de la professionnalisation du football algérien.

Au moment où le président de la Fédération algérienne de football, Kheïreddine Zetchi expliquait, dans une conférence de presse, le nouveau système des compétitions adopté par les membres de l’AGEx, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Raouf Bernaoui, a estimé à Oran, que « le mode professionnel dans le football algérien a été voué à l’échec après plus de 8 ans de pratique ». Là, il faut faire remarquer, qu’apparemment, le MJS est un peu en retard, lui qui a été nommé au mois de mars dernier. Ce constat aurait été bien apprécié et les changements préconisés bien acceptés si celles-ci avaient été faites avant le début de la saison actuelle 2019-2020. Prendre le train en marche est un véritable risque, car la chute peut vite arriver… Ceci est encore plus grave pour le président de la FAF qui, lui, a été élu il y a plus de deux ans. Rester deux années, ou pour être plus précis 21 mois après la tenue du Symposium sur le renouveau du football national pour annoncer un nouveau système des compétitions « à la hâte » n’est vraiment pas du tout « professionnel ». Des observateurs et spécialistes font remarquer que les sorties des deux responsables concernés à ce moment précis répondraient à une certaine volonté des responsables de tenter d’effacer cette image « du professionnalisme dans l’amateurisme ». Ceci dit, il est tout aussi important de souligner que l’Etat joue un rôle primordial, certes, dans la promotion des sports et du football en particulier pour tenter de le professionnaliser. Mais l’absence du contrôle et des tenues comptables vis-à-vis des clubs, a participé à l’échec du professionnalisme dans notre pays. « Au regard des gros moyens mobilisés par l’Etat au profit des clubs de football, notamment ceux de l’élite, je peux dire sans risque de me tromper que les résultats sont loin des espérances. Après huit ans de professionnalisme, l’échec est palpable, ce qui devrait conduire les responsables de la FAF à engager une réflexion dans ce registre », a-t-il déploré en marge de sa visite à Oran. Le ministre oublie, à vrai dire, que des réflexions ont été faites durant le fameux symposium et plus encore puisque des recommandations ont sanctionné les travaux des « spécialistes » ! Quant à l’annonce du ministre « je rappelle que des décisions historiques et vitales seront prises dans les prochains jours par le Conseil du gouvernement, qui concernent notamment les clubs de la Ligue 1, et ce, afin de les soulager sur le plan financier vu que la quasi-totalité d’entre eux sont confrontées à d’énormes problèmes dans ce registre », il y a contradiction ! Comment demander « réflexion à la FAF » alors que l’Etat s’apprête à annoncer des « décisions historiques et vitales » ? Au même moment, la FAF a procédé à un changement du système de compétition, à l’occasion de l’AGEx mardi dernier à Alger, et qui a approuvé à l’unanimité le nouveau système de compétition. Le changement touchera tous les paliers et portera, notamment sur la réduction du nombre des clubs professionnels à 18 clubs au lieu de 32 à partir de la saison prochaine. Invité à donner son avis à ce propos, le ministre dira : « Seul le temps jugera si la décision portant sur le changement du système de compétition des différents paliers dans le football algérien a été judicieuse ou non. » Et là, quelque part, le ministre a bien raison. On doit attendre pour juger, mais cela n’empêche pas de faire des remarques sur les procédures suivies pour mettre un plan d’action aussi important qu’un « nouveau système des compétitions ». Relancer la direction nationale de contrôle de gestion (Dncg) est une très bonne chose, mais il fallait également le faire avant le début des deux championnats majeurs L1 et L2. La Dncg doit accompagner les clubs, donc avant de se lancer et de procéder à son engagement pas après !
« En tant que ministère, nous n’avons pas le droit de nous interférer dans les affaires des fédérations. La FAF, par le biais de son AG, a adopté un nouveau système de compétition que personne ne peut juger maintenant », a poursuivi le MJS. Oui, mais lorsqu’il y a mauvais timing et choix de mise en pratique d’un quelconque plan de travail à court, moyen et long terme, le ministère doit nécessairement intervenir sans pour autant que cela ne soit pris comme une ingérence, faut-il bien le préciser. Mieux encore, le ministre assure être en contacts permanents avec la FAF au sujet notamment du changement du système de compétition pour prendre les mesures nécessaires au profit des clubs de l’élite, le même responsable a tenu à adresser un message aux clubs qui leur reproche notamment « le peu d’intérêt accordé à la formation ». « Ce que je constate, c’est que tous les moyens financiers sont orientés par les dirigeants de clubs vers leurs équipes premières, négligeant totalement la formation qui demeure pourtant le gage de la réussite de tout projet sportif », s’est-il encore insurgé. Mais, qui empêche le MJS d’intervenir dans ce cas précis ?

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