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Complots contre l'Algérie, qui et pourquoi?

Pour comprendre la menace, il faut nommer l'ennemi et expliquer ce qu'on lui a fait...

Dire et redire! Si le chef d'état-major de l'Armée nationale populaire,le général de corps d'armée, Saïd Chanegriha, a rappelé, mardi dernier, dans son dernier discours n'avoir jamais «cessé de mettre en garde à maintes occasions les complots et les manoeuvres qui se trament contre l'Algérie», c'est pour maintenir la vigilance à son plus haut niveau. Ceux qui en doutaient sont aujourd'hui et après «l'accord de normalisation» entre le Maroc et Israël, édifiés. Car enfin et en voyant de près les termes de cette «normalisation», Israël n'apporte rien dans sa «corbeille» au Maroc. Pas de reconnaissance de la «marocanité» du Sahara occidental, comme nous avons eu l'occasion de le dire dans ces mêmes colonnes. C'est la partie américaine, en l'occurrence Donald Trump, qui s'est avancé sur ce terrain en toute illégalité internationale. Alors que gagnent le Maroc et Israël dans ce rapprochement? Pour le Maroc qui se rend compte que l'Algérie n'est plus celle de 1963 qu'on pouvait agresser impunément, s'allier avec Israël constitue une «mutualisation» des moyens contre notre pays. Une alliance qui était officieuse depuis les indépendances, mais qui augmente en nuisance en passant à «l'air libre». Notre jeunesse ne devrait jamais perdre de vue l'hégémonie qui caractérise la monarchie marocaine. Si nous avons cité plus haut l'année 1963, c'est parce que cette année-là, soit une année à peine après notre indépendance, l'armée marocaine a tenté d'occuper une partie du territoire algérien. Même si la supériorité des forces militaires était à l'époque en faveur du Maroc, l'engagement extraordinaire du peuple algérien avec son armée ne pouvait que renverser les rapports de force. L'armée marocaine avait fini par se retirer de notre territoire. Sans jamais renier ses idées expansionnistes qui englobent tout le territoire de la Mauritanie, une partie du Sud-Ouest algérien ainsi que le Sahara occidental. De cette politique dépend la survie de la monarchie au Maroc. Il se trouve que non seulement notre armée a progressé au point de devenir une force régionale, capable donc de se défendre, mais aussi de soutenir les autres peuples menacés par le Maroc. C'est pourquoi, le roi croit qu'en ouvrant grandes les portes de son territoire à Israël il bénéficiera de sa coopération militaire contre l'Algérie. Ce qui a déjà commencé avec l'affaire Pegasus. Mais aussi dans les médias où l'image du Maroc est largement présentée comme étant un paradis, alors que ces mêmes médias s'échinent à réduire tout ce qui est algérien et même à susciter des troubles. Le reportage d'Arte du 1er août dernier sur l'Algérie de 2019 réchauffé et servi pour l'occasion en témoigne. Reste maintenant de savoir ce que gagne Israël dans cette «normalisation» avec le Maroc. Il y a d'abord cette volonté de sortir de l'isolement où sa politique d'apartheid vis-à-vis du peuple palestinien l'avait placé. Quoi de mieux que les pays arabes pour montrer au monde qu'Israël était accepté par ses ennemis d'hier? Quoi de mieux que les pays africains pour faire croire qu'Israël est un modèle de développement exportable. Et puis enfin, quoi de mieux que d'installer sa base militaire à l'entrée de la Méditerranée? D'autant que dans le même temps, il y a l'Algérie avec qui il y a un vieux compte à régler. Un vieux compte qui peut se résumer en quelques phrases: «Qui des autochtones de l'Algérie en 1830 ont profité de l'invasion militaire française?». «Pourquoi ce qui n'était qu'une expédition militaire en 1830, s'est transformé en colonisation puis en annexion pure et simple?». «Tout ceci était-il spontané ou prémédité depuis 1789?». «Quels étaient les projets de Napoléon III pour l'Algérie?». Et d'autres questions de la même pertinence. Ce sont les réponses à ces questions qu'attendent les jeunes Algériens pour se convaincre de la menace. Il est du devoir de nos historiens de se pencher sur cet aspect de notre histoire et aux politiques de décider d'en faire part au peuple pour que cesse le «ballet d'ombres et de lumières» qui se joue sur nos têtes. Une fois que les Algériens posséderont toutes les données du problème qui nous a conduits à avoir ces ennemis alors que notre seul «tort» est d'avoir reconquis notre indépendance après 132 ans d'occupation et plusieurs millions de martyrs, ils mettront un nom sur la menace dont ils ne douteront plus. D'autant qu'ils sont régulièrement rassurés par la force de frappe, l'efficacité et l'engagement de leur armée. «Je souligne de nouveau que l'Armée Nationale Populaire saura faire face à tous ceux qui guettent notre pays pour exécuter leurs plans malveillants, appuyée dans cette noble mission par le vaillant peuple algérien», a déclaré le général de corps d'armée, Saïd Chanegriha. Oui, parce qu'il y a là tout le poids du serment fait aux chouhada!

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