{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Deux importantes bases de pétrole stoppent leur production en Libye

Haftar «chauffe» le baril

Le prix du Brent, référence du pétrole algérien, a atteint, hier, en début de séance, 66 dollars, son plus haut niveau depuis le 9 janvier.

Les cours de l’or noir, qui ont terminé la semaine sur une bonne note, ont démarré la semaine en fanfare. Ils sont montés, hier, à leur plus haut niveau en plus d’une semaine. Deux importantes bases de pétrole ont dû stopper leur production en Libye, après que les forces loyales à l’Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar ont fermé un pipeline. Ce qui ne sera pas sans conséquence sur la production libyenne et l’offre de l’Opep en général. Si les exportations sont interrompues pendant une période prolongée, les réservoirs de stockage se rempliront en quelques jours et la production ralentira à 72.000 barils par jour, a déclaré un porte-parole de la compagnie pétrolière nationale de la Libye, la National Oil Corporation (NOC). Ce qui a produit un effet pratiquement instantané sur les prix du pétrole. Hier en tout début de séance, le prix à terme du Brent, référence du pétrole algérien, a augmenté de 74 cents, à 65,59 dollars, après avoir atteint 66,00 dollars le baril, le plus haut depuis le 9 janvier. Le contrat West Texas Intermediate a de son côté augmenté de 58 cents, à 59,12 dollars le baril, après avoir atteint 59,73 dollars, son plus haut niveau depuis le 10 janvier. La Lybie qui est secouée par un conflit fratricide s’est retrouvée le 19 janvier au cœur d’une conférence internationale qui lui a été dédiée pour tenter de faire taire les armes qui menacent de la faire sombrer dans le chaos. La même situation en Irak a contribué à la progression des prix du pétrole. Un champ pétrolier a interrompu temporairement sa production, dimanche. Des agents de sécurité réclamant des contrats de travail permanents ont bloqué l’accès au champ pétrolier d’Al Ahdab, provoquant un arrêt de la production, selon des informations qui ont été rapportées par l’agence Bloomberg. Ce champ risque également d’être fermé. Les événements géopolitiques n’ont cependant pas provoqué de flambée des cours de l’or noir. Cette hausse limitée de l’or noir face aux événements du week-end témoigne une fois de plus de la capacité du marché à ignorer le risque géopolitique, comme on a pu le voir il y a quelques semaines lorsque le pétrole avait tout aussi modérément réagi face au risque de guerre Iran-USA., relève le portail financier mondial Investing.com. Les cours du Brent, référence du pétrole algérien, ont atteint 71, 75 dollars le 8 janvier. Ce sommet a été réalisé juste après que des tirs de missiles iraniens aient touché deux bases irakiennes abritant des soldats américains. L’escalade, qui a été évitée, a désenflé la flambée. Il est toutefois attendu que les prix soient moins chahutés depuis que l’accord qui doit mettre fin à une guerre commerciale de près de deux ans entre les Etats-Unis et la Chine ait été ratifié le 15 janvier. Si dans l’absolu il bénéficiera, en premier lieu, aux deux premières puissances économiques mondiales, ses répercussions ne peuvent qu’être favorables aux divers marchés et places boursières internationaux. Dans une lettre adressée à Donald Trump, le président chinois Xi Jinping a salué la signature d’un accord «bon pour la Chine, pour les États-Unis et pour le monde entier». Les cours de l’or noir, qui semblent plus enclins à obéir aux fondamentaux, pourraient bénéficier de la baisse de la production de 1,7 million de barils par jour de l’Opep et de ses partenaires qui court jusqu’en mars 2020, mais qui vraisemblablement serait prolongée jusqu’à la fin de l’année. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, dont la Russie ainsi que d’autres pays, devraient poursuivre la réduction de la production de pétrole, de la fin mars 2020 à la fin de l’année, affirme un rapport de recherche de la banque d’investissement suisse UBS. L’Algérie, qui assure la présidence de l’Opep, en 2020, et qui milite pour un prix du baril autour des 80 dollars, se positionnera sans aucun doute en faveur de cette option.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré