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Importation des ckd/skd

Un comité pour assainir le dossier

«L’Etat intervient pour évaluer l’ensemble des partenaires et voir celui qui réunit les conditions.»

La question n’a toujours pas été tranchée. «Le groupe intersectoriel chargé de l’examen d’un éventuel retour de l’importation des véhicules de moins de trois ans, n’est pas parvenu encore à une conclusion», a expliqué le directeur général du développement industriel et technologique, Mustapha Hamoudi, dans un entretien à l’APS précisant que pour le moment « aucune conclusion n’a été encore établie» sur l’éventualité d’un quelconque impact négatif que peut avoir ce retour à l’importation sur l’économie nationale. En ce qui concerne l’intervention de l’Etat dans la filière du montage automobile, Hamoudi a insisté sur le fait que celle-ci visait à encourager «les opérateurs sérieux à poursuivre l’activité et à identifier ceux qui ne remplissent pas les conditions».
C’est d’ailleurs la raison principale de la limitation de l’importation des kits (SKD/CKD) . «Il n’existe pas un Etat qui constate que ses réserves de changes se réduisent à cause des importations effectuées par deux ou trois secteurs et reste les bras croisés» a déclaré le cadre du ministère de l’Industrie rappelant qu’un nouveau comité d’évaluation technique (CET) a été installé pour statuer sur la délivrance des autorisations d’importation des CKD/SKD en souffrance au fur et à mesure mais, comme le précise Hamoudi «le nouveau comité ne pouvait pas cautionner des décisions prises par d’anciens membres concernant certaines entreprises. Donc, pour plus de rigueur, il a fallu revisiter certaines décisions, même si elles étaient prêtes». C’est ce qui a amené d’ailleurs le comité à se rendre aux usines pour un constat de visu de la production et du taux d’intégration. Tenant à être rassurant sur le sort des entreprises en difficulté, Hamoudi affirme que « l’Etat n’ abandonnera pas les entreprises se trouvant en difficulté suite à l’incarcération de leurs propriétaires, notamment pour des affaires de corruption.
L’état a mis en place un dispositif de sauvegarde de l’outil de production nationale avec un Comité ad-hoc , présidé par le ministre des Finances». Il y a lieu de préciser que la limitation d’importation des intrants dans la production des véhicules «made in Bladi» intervient au moment où il aurait fallu atteindre une vitesse de croisière en matière de production, et surtout d’écoulement et ce afin de prétendre à l’émergence d’un écosystème qui aurait permis la création d’un réel réseau de sous-traitance, condition sine qua non pour atteindre des taux d’intégration corrects. Et ce, sans parler de la création de milliers de postes de travail. Au demeurant, la facture d’importation des CKD/SKD n’a pas cessé d’augmenter. Sur toute l’année 2018, l’importation des CKD/SKD, destinée au montage de véhicules et l’importation des véhicules de transport de personnes et de marchandises (produits finis) avait dépassé 3,73 milliards de dollars, contre 2,2 milliards de dollars en 2017, soit une hausse de plus de 70%, a indiqué un document de la direction des douanes, relayé par l’Aps. 

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