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Le baril de pétrole franchit la barre des 60 dollars

Une bouffée d’oxygène pour l’Algérie

Les cours du Brent ont fait un bond spectaculaire hier à Londres, ils engrangeaient un gain de plus de 2 dollars en cours d’échanges.

Inattendu ! Le baril qui n’a fait que piquer du nez depuis quelques jours au point de perdre quelque 7 dollars, a vivement réagi. Vers 14h25 GMT (16h25 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 61,42 dollars à Londres, en hausse de 2,85 dollars par rapport à la clôture de lundi. A New York, le baril américain de WTI pour livraison en septembre s’échangeait à 57,44 dollars, soit 2,51 dollars de plus que la veille. Comment les experts expliquent ces bonds spectaculaires ? «Les craintes sur la croissance mondiale se sont apaisées, étant donné que les deux plus grandes économies mondiales retournent à la table des négociations», a expliqué Alfonso Esparza, analyste chez Oanda.
Le report, annoncé, hier, par le gouvernement américain, concerne l’instauration de droits de douane supplémentaires de 10% sur les produits électroniques chinois qui étaient prévus pour début septembre.
Ces taxes supplémentaires de 10% portant sur les téléphones cellulaires, les ordinateurs portables et autres consoles de jeux made in China, ont été reportées au 15 décembre au lieu du 1er septembre. Les cours de l’or noir ont aussi bénéficié du soutien de certains acteurs clés du marché qui tiennent à soutenir les prix, à l’image de l’Arabie saoudite, chef de file de l’Opep, qui «a un intérêt accru pour des cours du pétrole élevés et devrait réduire sa production en conséquence», ont souligné les analystes de JBC Energy. Pour l’Algérie cette hausse significative de l’or noir ne peut représenter qu’une bénédiction.
Le pays qui est plongé dans un imbroglio politique unique dans ses annales depuis la démission, le 2 avril, de l’ex-président de la République est aussi secoué par des affaires de corruption sans précédent qui ont impacté des entreprises de premier plan (dans le secteur du bâtiment, de l’automobile, de l’électroménager…). L’économie nationale qui repose essentiellement sur ses exportations d’hydrocarbures est de surcroît terriblement affecté par la dégringolade des prix du pétrole qui a commencé vers la mi-juin 2014. Les réserves de changes ont fondu pour se retrouver à 72,6 milliards de dollars à la fin du mois d’avril 2019. Un «pare-feu» certes confortable, mais qui n’éloigne pas le spectre de l’endettement extérieur et le retour sous les fourches Caudines du FMI. Surtout que les dernières statistiques livrées par les services des Douanes n’incitent pas à l’optimisme.
Le déficit commercial s’est en effet notoirement creusé. La balance commerciale de l’Algérie a enregistré un déficit de 3,18 milliards de dollars durant le 1er semestre 2019, contre un déficit de 2,84 milliards de dollars à la même période en 2018. Les exportations ont reculé dans le même temps de près de 7%. 18,96 milliards de dollars durant le 1er semestre de l’année en cours, contre 20,29 milliards de dollars durant les premiers six mois de 2018. La contre-performance la plus inquiétante concerne évidemment les hydrocarbures qui constituent l’essentiel des ventes à l’étranger et des revenus du pays. Ils se sont établis à 17,65 milliards de dollars au 30 juin 2019, contre 18,84 milliards de dollars à la même période en 2018. Soit un recul de plus de plus de 6%. Le prix du baril de Brent, référence du pétrole algérien, qui s’est hissé hier vers 18h00 au-dessus des 61 dollars ne peut, dans ce cas, que représenter une bouffée d’oxygène pour l’Algérie.

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