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Comment procédera Zeghmati ?

Belgacem Zeghmati, le frais ministre de la Justice, garde des Sceaux a été installé jeudi dernier au cours d’une sympathique cérémonie interne, et nous pourrions même ajouter « familiale » ! Et lorsque tout ce beau monde se disperse, ne reste sur le terrain que le nouveau ministre avec un embryon de cadres qu’il a sous la main, qu’il a eu le privilège d’avoir connu, approché et donc qu’il a vu à l’œuvre quand il présidait aux destinées du monumental et difficile parquet de la capitale, il y a moins d’une dizaine de jours. Le poste n’est pas si simple que l’on pourrait le croire. Il s’agit du ministre de la Justice, garde des Sceaux, donc du premier procureur général du pays ! Ce n’est pas rien. La première des choses à entreprendre et vite, c’est un bon mouvement de magistrats, et lorsqu’on dit et écrit, bon, c’est dans le sens le plus noble du mot. Les responsables choisis doivent immédiatement se mettre au boulot et vite avec le souci premier de servir la justice. En changeant de tête, le ministère de la Justice doit impérativement changer de politique, à commencer par enlever toute prétention aux politiques ainsi qu’aux tristes affairistes de se mêler d’affaires judiciaires et donc laisser aux seuls magistrats, le privilège et l’avantage de régler leurs problèmes entre eux. Pour ce faire, seul le Conseil supérieur présidé par un des leurs, et non plus par le président de la République, est qualifié pour s’occuper de la justice ! Drôle de chantier qui attend donc Zeghmati qui part, dans l’immédiat déjà, avec un lourd handicap : le pays n’a pas encore de président de la République et est noyé dans l’incertitude de lendemains heureux, avec les tiraillements émanant de tous côtés. Pour le moment, le nouveau ministre, qui n’a pas de temps à perdre, avec ses qualités intrinsèques, notamment avec son sens de la rigueur, de l’organisation, se doit de commencer par ce qui est jouable et donc faisable, le reste sera abordé par la suite. Cela pour ce qui est de le handicap ; pour les avantages, Zeghmati en a plusieurs, celui par exemple de dominer son sujet, avec une expérience de 38 ans, et donc de bien connaître la « maison » qui a besoin d’un coup de plumeau. Entre-temps, il lui faudra nettoyer les lieux, et dans chaque cour de justice, il y a du travail à faire. Donner un sérieux coup à la fourmilière, c’est bien, savoir où le donner, sera beaucoup mieux.

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