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Insalubrité publique

Les jeunes à la rescousse

Irrités par la situation hygiénique dans laquelle baignent Béjaïa et ses principaux espaces publics, des jeunes se mobilisent.

Hier, des jeunes, dont certains acteurs du mouvement associatif, se sont donné rendez-vous à Ouali, un quartier de la haute ville et plus exactement à Dar Sakia.
Des citoyens et des associations, dont l’Aardh, Talsa et le Parc national de Gouraya, ont organisé, hier, une vaste opération de nettoyage du site historique Dar Sakia, à Sidi Ouali, dans la commune de Béjaïa. Ces jeunes volontaires ne sont pas à leur première action du genre. La veille, ces chasseurs d’ordures, jetées inconsciemment par des visiteurs des lieux et des passants, ont collecté des dizaines de sacs poubelles remplis de divers détritus, qui étaient encore hier sur place. « La collectivité n’a pas encore jugé utile de les acheminer vers la décharge publique de Boulimat», ironise un citoyen visiblement contrarié.
A Béjaïa, il est déconseillé de se promener du côté de certains endroits, dont les principaux marchés, les espaces publics, les lieux touristiques, tant la situation environnementale laisse à désirer. «De préférence, la dextérité est de mise pour faire ses emplettes et quitter l’endroit au plus vite», fait remarquer un habitant de la ville, allusion à la situation qui prévaut dans les marchés hebdomadaires. Et pour cause, les espaces sont devenus irrespirables, cela ne date pas d’aujourd’hui, dit-on.
C’est le cas dans pas mal d’endroits connus depuis longtemps pour leur insalubrité, envahis par des odeurs pestilentielles, à cause des ordures qui s’amoncellent, jetées par des squatteurs des alentours. Les actions de bonne volonté et les campagnes périodiques de volontariat demeurent inopérantes et lorsque la collecte communale fait des siennes, le comble est atteint. Le problème de l’insalubrité est-il un éternel châtiment, un recommencement, qui n’en finit pas, jusqu’à la fin des temps ? Eradiquer les saletés amassées semble se transformer en une corvée pour tous, alors que nettoyer devant chez-soi est le premier geste d’un citoyen responsable de la propreté de sa cité.
Les autres places et ruelles du centre-ville ne sont guère mieux loties. Et puis, on gesticule et on crie sa colère, devant tant de détritus jonchés qui, au final, vont à leur tour obstruer avaloirs et caniveaux. L’écoulement des eaux pluviales ne fait qu’aggraver la situation d’une ville qui étouffe.

De Quoi j'me Mêle

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