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La classe politique oscille entre le réalisme et l’aventure

La pérennité de l’Etat passe par le suffrage

Les Algériens savent que la solution à l’impasse dans laquelle est empêtré le pays ne peut s’exprimer qu’à travers une élection libre et transparente.

L’évolution de la situation politique du pays est en train de secréter des contradictions dont le processus lui-même qui est en train de prendre une autre trajectoire qui n’a rien à voir avec ce qui se faisait exprimer lors du début du Mouvement populaire et ses conséquences sur la scène politique nationale et les institutions de l’Etat.
La classe politique avant le 22 février et après cet événement historique sans précédent dans l’histoire politique du pays, depuis l’indépendance, ne s’est pas positionnée dans une perspective radicale, c’est-à-dire plaider pour un changement du système tous azimuts. Cette classe politique se plaisait dans sa position de «sherpa» au service d’un pouvoir oligarchique qui a sabordé tous les critères d’une pratique politique fondée sur l’allégeance aux institutions de l’Etat au lieu que cela se transforme en une allégeance à un clan où le rapport s’identifie à une logique clientéliste, voire une espèce de népotisme frénétique.
La dynamique populaire du 22 février qui a pu remettre en cause ces pratiques somme toute mafieuses, a su réorienter les enjeux pour que le changement se fasse en osmose avec la légalité constitutionnelle et ses conséquences politiques qui s’arc-boutent sur un seul leitmotiv, à savoir la légitimité via l’urne.
Aujourd’hui l’on constate et l’on entend des voix qui vocifèrent ici et là en se faisant passer pour des chantres du changement radical tournant le dos aux fondamentaux dudit changement politique qui passe inexorablement par le choix populaire, c’est-à-dire le processus électoral.
Dans le cas actuel, le processus électoral rime avec la présidentielle qui se présente comme une issue salvatrice dont les institutions de l’Etat et la stabilité du pays sont de plus en plus menacées.
La démarche prônée par une partie de la classe politique, qui était à la traîne du Mouvement populaire, ressemble à une espèce d’opportunisme politique sans égal. Un changement ne peut être cadré et orienté selon ce que les normes constitutionnelles exigent si ladite classe politique ne s’inscrit pas dans cette logique légaliste et légitimiste.
L’opportunité d’un changement politique et sociétal se présente avec une clarté sans ambages, mais certaines forces qui étaient agrippées au système prédateur et clientéliste trouvent que l’élection n’est pas un ordre du jour qui mériterait d’être soulevé, voire mis en branle.
Cette démarche biscornue n’est pas le produit d’une réflexion émanant de ses propres choix, mais au contraire, la réflexion est le prolongement des diktats émanant des officines et des establishments aux relents interventionnistes.
Autrement dit, comment peut-on expliquer la démarche de cette partie de la classe politique qui soutenait tambour battant l’idée d’une élection présidentielle sous les auspices d’un président grabataire, impotent et décrié par l’écrasante majorité du peuple ?
Même si aujourd’hui l’on constate qu’une partie importante de la classe politique est avec l’idée, voire la solution constitutionnelle, à savoir l’élection présidentielle, il reste toujours qu’une partie infime plaide une solution qui n’est pas en phase avec les enjeux qui s’imposent à l’Etat et ses institutions.
Ces forces politiques se réclament de l’élan populaire du 22 février, mais d’une manière feutrée, or la faillite est saillante à leur niveau quand on constate que le Mouvement populaire échappe bel et bien à cette nébuleuse qui n’a pas le courage d’assumer ses démarches et ses choix, en faisant en sorte de se cramponner derrière des slogans somme toute fumeux, sans rapport avec les revendications d’un Mouvement populaire qui a su par son instinct comment recadrer les enjeux dès la première manifestation populaire des plus massives.
D’ailleurs aujourd’hui nul ne peut se targuer de dire qu’il représente le Mouvement populaire et sa dynamique en cours, mais la sournoiserie s’exprime à travers des slogans fallacieux que l’on attribue à un Mouvement populaire qui ne cherche que le changement qui assurerait la réalisation de ses attentes et ses aspirations qui se résument en un Etat de droit et de justice sociale, c’est-à-dire un socle démocratique où les droits élémentaires soient reconnus pleinement.
La majorité des Algériens et des Algériennes sait que la solution à l’impasse dans laquelle est empêtré le pays ne peut s’exprimer qu’a travers une élection libre et transparente où les mesures d’apaisement seront réunies et satisfaites.

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